French English German Italian Portuguese Russian Spanish

des-arbres-sur-la-banquise

Des arbres sur la banquise

Création 2009 pour 6 danseurs - Durée 90'

J'ai longtemps marché sur des échasses comme à proximité de moi.

Françoise DELCARTE, Levée d'un corps d'oubli sur un corps de mémoire

C'est une image poétique, suspendue hors du temps et de l'espace, convoquant des paysages contradictoires, les couleurs, les formes, les saisons qui leurs sont associées. C'est aussi un phénomène naturel, les « forêts saoules », désignant la déstabilisation de certaines forêts polaires lors du dégel, et l'étrange danse d'arbres qui en résulte. Par ce titre, Serge Ricci nous conduit au seuil d'une dimension où il nous faut pénétrer avec d'autres repères, à la rencontre d'un imaginaire qui « confère à l'espace la fluidité de l'eau qui ruse avec les obstacles ». Cette parabole des mutations de notre environnement – de l'instabilité, de la perte de mémoire qui les accompagnent – est le fil qu'a suivi le groupe pour explorer les situations qui s'inventent au bord du déracinement : comment réagit l'organisme privé de ses ancrages, de ses équilibres, de ses habitudes ? Et quels sont les positionnements, les traces d'identités nouvelles pouvant surgir de ces bouleversements ?

Tantôt se déplaçant, tantôt déplacés, se fondant dans le cadre ou le révélant, ils sont six danseurs, six témoins cherchant à laisser filtrer ce qui apparaît. L'émergence de ces moments fragiles où l'architecture des corps se révèle – où chacun des « rouages vivants » sculpte les autres, et entre en résonance avec l'ensemble – ne peut advenir qu'au cours d'un processus qui privilégie le passage. De seuil en seuil, de chocs intérieurs en métamorphoses collectives, ils traversent des territoires aux perspectives changeantes, des zones parcourues de sons, de signes entremêlés. Sans jamais laisser la structure les précéder, le corps consister, sans qu'un état puisse prendre le pas sur un autre – ils cheminent, vêtus des fragments de leur mémoire – comme des trophées arrachés à l'oubli. A proximité d'eux-mêmes, du monde, ils instaurent un battement incessant, un flottement entre centre et absence, inertie et mouvement. Comme le vent, le souffle, les vagues, leur présence se fait rythme, qui fabrique et sculpte un paysage singulier.

Gilles Amalvi,

pour les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis 2009

EQUIPE DE CREATION

Conception: Serge Ricci et Fabien Almakiewicz
Collaborations artistiques
Plasticien : Jean-Claude Ruggirello
Création lumières : Boris Molinié
Création sonore : Bérengère de Tarlé
Musiques additionnelles : Christian Fennesz
Création costumes : Alexandra Gilbert
Artistes chorégraphiques : Fabien Almakiewicz – Brigitte Asselineau – Yann Cardin – Cyril Geeroms – Aurélie Mouilhade – Cathy Pollini (ou Elodie Sicard)

DATES DE DIFFUSION

13 mai 2009 : Potsdamer Tanztage, Fabrik Potsdam (Allemagne)
19 et 20 mai 2009 : Forum de Blanc Mesnil, dans le cadre des Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine Saint Denis
20-23 janvier 2010 : Théâtre Paris Villette, dans le cadre du Festival Faits d’Hiver
15-16 octobre 2010 : Forum de Blanc Mesnil, dans le cadre de Temps Danse d’Automne


Coproduction : Compagnie Mi-Octobre / Serge Ricci - Rencontres chorégraphiques Internationales de Seine Saint Denis - Le Forum, scène conventionnée de Blanc Mesnil - Conseil Général de la Seine-Saint-Denis - Arcadi - Plateforme Ile-de-France Paris. Avec le soutien de l'ADAMI, de Micadanses (Paris), de la Fabrik Potsdam dans le cadre de "Tanzplan Potsdam, Artistes en résidence", du Théâtre Jules Verne, scène conventionnée de Brétigny-sur-Orge, du CCAM, scène nationale de Vandoeuvre les Nancy, et de laMétive, lieu de résidence de création pluridisciplinaire en Creuse (Limousin). La compagnie Mi-Octobre est soutenue par la DRAC Ile de France - Ministère de la Culture dans le cadre de l'aide aux compagnies chorégraphiques. Les représentations en Ile de France sont soutenues à la diffusion par Arcadi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Newsletter